Histoire de la maison

Depuis 1798

Avec certitude, la ferme appartient à la famille depuis 1798, ceci sans interruption.

D’après nos recherches, un certain Claude Grangier, dit « le bonhomme », était propriétaire, en 1742 déjà, d’une partie des terrains du Champ-au-Comte (lieu-dit entre la ferme et la forêt au sud). Il était, avec certitude, propriétaire de la ferme en 1805. On peut raisonnablement en déduire qu’il en a été le constructeur …

Entre 1818 et 1843 au moins, le bâtiment appartient à « Valter » Grangier, fils de Pierre Joseph. Le cadastre incendie mentionne alors « une maison et grange », la première étant construite « en murs et en bois », alors que la deuxième l’est « presque tout en bois », le tout couvert de « petits bardeaux ».

Entre 1844 et 1875, la ferme est signalée propriété des hoirs de Valentin Grangier, puis des hoirs de Benoît Grangier. Elle passe ensuite à Jean Grangier (signalée dès 1876), fils de Benoît Grangier, à Rosalie et Félicien Grangier, à Jean (signalée dès 1916) puis à Paul, Bernadette et Marie-Louise Fracheboud, née Grangier.

Le plus ancien propriétaire retrouvé au registre foncier se prénomme Jean-Antoine-Polycarpe Grangier, inscrit sans doute avant l’an 1900. Par la suite, ce sont ses enfants qui ont été propriétaires, soit Marie-Rosalie (dite Rosalie) Grangier, Benoît Félicien (dit Félicien) Grangier et Madeleine Geinoz, née Grangier.

En 1905, lors d’un partage, Madeleine Geinoz laisse sa part à son frère et à sa sœur Marie-Rosalie Grangier. Cette dernière décède en 1918, laissant ainsi Benoît Félicien Grangier comme seul héritier.

Le remplacement du toit en bardeaux par un toit en ardoises est rapporté au cadastre incendie après 1916. Il daterait probablement de 1919.

En 1925, et pour cause de faillite, celui-ci vend ce bien à sa femme Léonie-Antoinette Grangier. Elle restera propriétaire jusqu’en 1947, année de son décès. Ses héritiers sont ses enfants, Jean Grangier, Paul Grangier, Bernadette Grangier, Marie-Louise Fracheboud et Sophie Grangier (religieuse Sœur Léonie). Cette dernière ne deviendra pas propriétaire, du fait de son état. Les autres enfants gèreront en hoirie le bâtiment et les terrains (chacun disposant de la valeur des biens pour un quart).

En 1981, Jean Grangier cède sa part à son fils Bernard Grangier, par avancement d’hoirie. En 1982, Bernard Grangier rachète les parts de Paul Grangier, de Bernadette Grangier et de Marie-Louise Fracheboud, pour devenir ainsi l’unique propriétaire et ce jusqu’au 13 juin 2018.

Dans un esprit de continuité familial, son fils aîné Frédéric manifeste son souhait de donner un nouvel élan à ce patrimoine et devient seul propriétaire.

Le patrimoine familial, c’est aussi les armoiries de la famille Grangier. Elles vont également subir une transformation… dans la continuité. Les trois fleurs de lys surplombant les trois étoiles vont former un écusson rond, au design moderne et épuré. En-dessous, figure la mention « Montbovon 1798 ». Cette réalisation assure une cohérence moderne entre l’histoire d’hier et celle de demain.